Alexandre Nicolas



des canettes vides étincelaient
le fleuve noir pétrole
avec des ondulations
de bateaux ivres éperdus,
je battais les pavés humides
le long du quai désert
en quête d’insolite
lorsqu’une mouette s’abandonna
sur mon épaule lasse

*

une chemise en flanelle
aux carreaux de bûcheron
sur un jean délavé
aux tâches passées,
un mégot consumé
tenu d’une main désinvolte,
et le stylo qui fuyait
sur les pages froissées
raturées déchirées
d’un carnet de voyage
d’une déroute
à rebours
de la vie

*

des éclats de vie
jaillissaient à l’ombre
de mon épuisement,
je m’écartais des impasses
pour retrouver les grands espaces,
je m’ouvrais à la lumière
des espérances idéales
là où tout semble possible,
j’oubliais ma fatigue
sous des astres insolites
aux rayons blancs et diffus





Né en Bourgogne en 1986, Alexandre Nicolas a très tôt commencé à noircir des carnets sur des coins de table. Avec la littérature, le cinéma est son autre passion, alors il l'a étudié pendant 5 ans et un peu pratiqué. Désormais, il n'est pas rare de le voir flâner et s'égarer dans les rues de Paris où il vit, travaille et multiplie les expérimentations poétiques entre deux voyages. C’est sa première apparition dans Lichen.

1 commentaire:

  1. Le piéton de Paris a donc trouvé son émule!
    La bienvenue dans les sentiers lichéniens.

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