Alexandre Nicolas


absence

un petit matin d’automne
mes mains ont flirté avec l’air,
les draps étaient encore tièdes
dans ce lit trop grand pour moi,
la porte a claqué dans mon sommeil
tes pas feutrés ont effleuré le parquet
sans un bruit sans un souffle,
dehors les feuilles sèches et dorées
se brisaient déjà sous tes talons,
l’amour est un courant d’air,
vivement l’hiver

°

fard carmin

une trace carmine fardait
ton mégot blanc à peine éteint,
je le rallumai après ton départ,
une larme fit couler le fard
au bout de mon index,
je bus le café dans ta tasse,
il était froid et amer,
il avait l’arrière-goût
de l’éphémère








Né en Bourgogne en 1986, Alexandre Nicolas a très tôt commencé à noircir des carnets sur des coins de table. Avec la littérature, le cinéma est son autre passion, alors il l'a étudié pendant 5 ans et un peu pratiqué. Désormais, il n'est pas rare de le voir flâner et s'égarer dans les rues de Paris où il vit, travaille et multiplie les expérimentations poétiques entre deux voyages. Présent dans le n° 15 de Lichen.

2 commentaires:

  1. Jolie façon de dire les choses. Dur Alex!

    RépondreSupprimer
  2. J'aime beaucoup ce fard carmin... Merci !

    RépondreSupprimer