Annie Deveaux Berthelot

Derrière la cabane

Des larmes aux premiers chant du merle
Au loin la maison s'éveille
Et la cloche sonne dans la cour de l'école
Aujourd'hui encore 
Il n'y aura pas d'encre

*

Ce sont là nos derniers printemps
Le soleil est si beau
L'air si parfumée
Un clapotis au vent du matin frissonne
Des lèvres que la mort à jamais fermera
S'entrouvent

Au loin
Une grive musicienne chante
Pour un brin de vie

*

J'aimerais mourir
Sans souffrir
D'un baiser silencieux

Ton souvenir me berce
Je cherche ta main





Née au Mans en 1947, Annie Deveaux Berthelot, biologiste à la retraite, se consacre à la peinture (sa première passion) et à la poésie. Elle a illustré les « fables et contre-fables » du recueil de Robert Notenboom Flashes sur une vie sans importance (éditions du Puits du Roulle, 2015) et il a accueilli une vingtaine de ses poésies dans son dernier ouvrage Le temps d'un sein nu entre deux chemises (éditions du Puits du Roulle, 2016).

6 commentaires:

  1. Votre beau poème transmet une tonalité discrètement élégiaque, émouvante d'autant. Lire, écouter. Communier.

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  2. J'aime cette voix intérieure des sentiments si proches malgré la distance qui sépare...
    Votre poème m'a beaucoup touché.

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  3. Quelques notes se sont glissées entre les vers.

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  4. Il y a de la beauté dans cette grande simplicité des mots, et la vie et la mort entremêlée.

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