Anouch Paré


Brefs vers luisants pour la veilleuse Marianne, rapportés de Fukushima

bientôt lampyres nous éclairions nos ténèbres et nos bringues sans lampion chipé aux bastringues des 
Autrefois radieux et purs

°

37 pas de fourmis

vous aviez planté une femme puis une autre en poupe
en guise d’avertissement
afin que je ne retourne pas
sur mes pas
pas plus qu'Amour ne prend
Désir en croupe

bête de somme au petit-pied plat

°

no le eseo mal a nadie (le cahier Aramis)

Tant qu'aux loups je saurai faire croire
qu'ils sont agneaux
                                              je jouerai avec les loups










Depuis ses 6 ans, Anouchécrit, plus ou moins, mais toujours en douce — parfois compulsivement. Petits cailloux désirant sur une route s'élargissant — brute. Depuis une dizaine d'années, plus précisément pour des voix : en scène (pour laquelle est également metteure en scène et comédienne) et actuellement pour la radio. Écrit en français parce que c'est sa langue natale, ignorant tout de sa langue maternelle — ce qui invite à ronger jusqu'aux racines des mots. Sinon, une enfant déjà grande, un chat toujours roux, des amis et un homme fêté tant bien que mal, dans un monde grand qui rapetisse à mesure qu'il se coupe les ailes et se marie au plomb et au ciment armé. Ces poèmes sont extraits d’une Petite suite animalière (2011). Présente dans les n°s 14 et 15 de Lichen.

1 commentaire:

  1. Le vers luisant, on voit bien. Plus dur de suivre les paspas de la foufourmi.
    Connaissez vous Le Grand Méchant Loup d'Henri Tachan?

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