Antoine Barat-Vassard


À Aphrodite
(ou le calembour et le sarcasme en poésie)

Vous êtes de la Grèce une idole sonore
L’aquiline beauté dont le Néant s’honore


Respiration

L'apnéiste expire
Par manque d'inspiration
Le poète s'inspire
De son expiration.


Jean Lebat

Voici un Jean Lebat de quelques vers sans sou,
Sans souliers va de soi et pas de bas de soie ;
Plus de bas que de hauts où qu'il aille ou s'assoie
Complètement tout nu à jeun juillet ou soûl.
Voici un Jean Lebat de quelques sous de verre ;
Dessous de verre à boire amer la mer à jeun ;
La mère à Jean le bat, là-bas, voilà qu'il geint
De dé-jeûner salé. — Sa mère est si sévère !







Antoine Barat-Vassard se présente lui-même ainsi : « Vilains et sots, écoutez-moi ! Voici du sonnet de hussard ; qu'il en vaut bien cent de Ronsard ; qu'il ose un merde ! sans effroi !  C'est à plein cœur que j'en frissonne : Vive le fier mot de Cambronne ! Le plus sublime des discours ! De la folie et de l'audace,  j'en embarbouille ma grimace,  la plus diable des alentours ! » Ou encore : « Date probable mais incertaine, je suis né d'un peu plus tôt qu'hier, bien jeune et farouchement fier d'amuser de ma plume sans peine. Publié dès lors à travers plusieurs concours : Les Amis de Verlaine, poésie points du jour, éditions du bord du Lot, salon du livre de La Saussaye, salon du livre de Mennecy... puis pour le reste, aux éditions mon tiroir (le meuble à droite en entrant dans ma chambre). » Présent dans les n°s 14 et 15 de Lichen.

2 commentaires:

  1. J'aime bien tout, mais grosse faiblesse pour Respiration.

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  2. Moi aussi, idem Joëlle Pétillot, un p'tit faible pour Respiration.

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