Asteln

Les deux ailes de l’illusion

J’ai toujours voulu être un avion
Et vomir mon kérosène
Tracer des portées blanches au ciel
Fendre le temps avec mes ailes
Mais je ne serai jamais un avion
Ça je l’ai bien compris

*

Un jour que j’avais du plomb dans l’aile
Mon éditeur m’a incité
À plaquer résolument
Les zéro sociaux
Pour au-dessus d’un cercle moins nul
Faire la buzz
Les quatre vers en l’air alors
Mon éditeur ça plane





Né « le vingt-deux septembre, aujourd’hui, je m’en fous » et en l’an de la coquette biquette 1979, Asteln vit actuellement à Besançon. Il pérégrine dans les poétiques, affectionne les créations hybrides, est amateur de poésie chinoise et, sur un autre ton : « Rassemblons-nous dans la chênaie mixte ou la forêt de bambous […] dessinons des oreilles aux pierres et aux bouteilles […] buvons tout vers en riant et servons de canne aux mots qui titubent… » asteln.dotrabor@gmail.com. Présent dans les n°s 12, 13 et 14 de Lichen.

5 commentaires:

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    1. Ah! Parce que vous n'êtes pas terre à terre :-)

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  2. J'adore les images, le jeu, la fantaisie. Très beau moment !

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    1. Et moi j'adore quand on adore en fantaisie :-) merci beaucoup pour vos mots :-)

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  3. "Comme un avion sans ailes..." CharlElie.

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