Bénédicte Rabourdin


Mon plafond étoilé

J’ai passé tant de nuits
En compagnie d’étoiles
J’ai entassé ma vie
Dans un caddie trivial
J’ai parfois trop bu
Mes souvenirs amers
J’ai souvent trop vu
Mes brûlures d’hiver
Et mes vieilles lunettes
Déforment mon regard
Mes rêves d’escampette
Errent dans le blizzard
Sous ma barbe en bataille
Le temps creuse les jours
De mon cœur qui s’entaille
Ô cruel labour !







Designer poétique et rêveuse graphique, la quarantaine galopante, Bénédicte Rabourdin vit en Haute-Savoie. Sensible à l'art, elle a suivi des études artistiques et se consacre depuis deux ans à ses deux premiers recueils illustrés qui devraient paraître cet automne. Pour découvrir sa petite production de rimes tordues, joyeuses et vivantes, rendez-vous sur http://concentrepoetique.blogspot.fr. Présente dans les n°s  12, 13, 14, 15 et 16 de Lichen.

4 commentaires:

  1. j'ai laissé les rêves mais j'ai gardé la poudre d'escampette,je la dilue dans du Cote du Rhone,et j'en picole énormément! Chère amie j'aime ce texte qui actionne si bien mes cordes sympathiques .il y a des harmoniques plein la piece.

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  2. La non-complaisance fait que la vibration passe ! Et puis, des passages-trouvailles si originaux et impactants : le caddie trivial est un plussss, et les trois derniers vers, alors !!! Thanks Bénédicte !!

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  3. Chantant comme tout, ce passage au temps vieux... Et le caddie, belle idée ! Bravo Bénédicte.

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  4. Un grand merci à vous trois ! :-)

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