Bernard B

Pause surréaliste 7

le petit prince sans rire vient de quitter le ballon dirigeable dans le sens inverse des aiguilles d'une montre dessinée par une Alice émerveillée par l'atterrissage en douceur d'une laine de mouton de la planète des singes dont le mercure monte si haut dans les sphères dominantes qui ne dominent pas toujours la situation sur la carte du menu fretin des misérables du seizième arrondissement de la ville des paris perdus le jour d'après la nouvelle vague sur laquelle surfe le bel ami qui est le tombeur de ces dames de nage indienne Cheyenne mais c'est une autre paire de Comanches que d'aller cueillir la fleur et de ne pas l'emporter au paradis fiscal où l'argent est roi sans reine mais surtout sans petit prince dont la chevelure d'or coûte les yeux de la tête d'une épingle à cravate que porte l'allumeur de réverbères qui s'allument toujours autour de minuit afin d'empêcher les girafes picoleuses de glisser sur une peau de banane ou de se coincer la tête dans les caténaires qui alimentent le tramway nommé désir au fin fond du Tennessee à métal hurlant que les humanoïdes anciennement associés utilisent pour couper court à toutes les histoires extraordinaires d'une ville de la rive gauche du Pô nichée entre deux cratères de la lune de miel d'abeille qui butine une fleur de java appelée aussi île du millet recueilli avec impatience par ses glaneuses






Bernard Barraud, alias Bernard B, vit actuellement à Nantes. Marionnettiste de mots, il passe ses temps libres à ramasser les petits éclats silencieux de mots jetés par la fenêtre des idées qu'il publie sur la toile. Ses dernières créations, les « pauses surréalistes », sont des poèmes en prose écrits sans ponctuation. Il a publié des textes dans les revues Infusion et OrnataSon blog : https://bernardbblog.wordpress.com/ ; sa page FB : https://www.facebook.com/www.BernardBPoesie/posts/1128909673921865

3 commentaires:

  1. M'emporte, avec finesses et sourires insérés dans le sens du troisième souffle de l'explosion qui fuse en mots suivis jusqu'aux Courbées de Jean-François ;-) +++

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  2. Intéressant travail parce qu'aujourd'hui on écrit plus de poème surréaliste ou rarement. Est-ce de l'écriture automatique? Je crois. Il faut faire attention avec ce procédé car si on retouche trop le poème après coup on risque de lui retirer toute spontanéité et cela jure considérablement à la lecture ; mais ici point de cela. Il faut en mettre d'autres en ligne, cher ami poète.

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