Carine-Laure Desguin

assoiffer le matin
par jeu par signe par
ricochet presque
à l’œuf dans l’urne
                           dans l’autre première
                           matrice et tendre l’aube
assoiffer assoiffer
le matin
de sel de miel
dans la taie et les replis
jusqu’à ciel
à sang de brume et de rosée
assis feux et flammes
entre lèches du soir
d’ailleurs et d’infinies
tangentes


à raison de berge
et de fond de cale
dans un réseau
de buttes et de cailles
d’herbes flèches et chevelures
                   dans l’oracle d’une louche
paroles de courbes
cris asphyxiés
camouflets et désaveux

à raison de berge
vive que nuit
et d’écoute que fanent
ces temps de lymphomes






Née à Binche en 1963, Carine-Laure Desguin aime sourire aux étoiles et dire bonjour aux gens qu’elle croise. Elle écrit des romans, des nouvelles, des poésies, des textes théâtraux. Son inspiration ? Dans le souffle des vents, sur les trottoirs des villes et dans les instantanés de la vie qu’elle grignote comme ça, au gré de ses fantaisies. Voir son blog : http://carineldesguin.canalblog.com/. Voir aussi Le Tréponème Bleu Pâle (de l’ami Léon Cobra) du 7 mars 2017 : http://leoncobra.canalblog.com/.

4 commentaires:

  1. S'ils ne se livrent pas, se prêtent volontiers comme à raison de leur accueil sans condition ni tri, ces mots organiquement ensemble qui plus ou moins aiguillent, qui parfois, lorsqu'on les croit sur le point de se détourner, soudain luisent et s'approchent. Merci pour votre exigence !

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    1. Merci Clément G. Second! Ah oui, ces labyrinthes de mots...Vite vite, un fil.

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