Cathy Garcia


La mort-vie
 

Face à la fenêtre grande ouverte, je laisse l’air, le son de la pluie et une musique planante m’envahir. J’ai soif. J’ai des larmes plein le cœur, des poisons de guerre qui alourdissent mes veines. Dehors, la haine ! Out ! 

Je préfère mille fois la solitude au mensonge, le masque des cœurs obstrués, le trou glacial qui absorbe la vie pour en faire un néant sans étoile, sans vibration, un néant essoufflé. Dehors la mort-vie ! Trop de fois, j’ai tendu les mains à cette lame : indifférence.

La pluie chante, les arbres dansent, mon cœur a des ailes. Dehors la colère ! Merci au ciel d’épouser ma tristesse, on en fera un poème. Je veux arracher et brûler pour toujours cette racine de souffrance, que jamais plus personne ne puisse l’arroser. 
 


 








Cathy Garcia, poète & artiste, s’est installée en 2001 dans le Lot, où elle anime la revue Nouveaux Délits, depuis juillet 2003. Liens : http://cathygarcia.hautetfort.com/ ;  http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/ ; http://delitdepoesie.hautetfort.com/. Ce texte est tiré du recueil (inédit) Le baume et le pire. Présente dans les n°s 2, 3, 4, 6, 7, 8, 10, 14 et 15 de Lichen.

3 commentaires:

  1. Merci au ciel d'épouser ta tristesse, ça fait de beaux poèmes.

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  2. Une énergie bien vitale et vulnérable ;)

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  3. Un grand cri dans le chaud d'une prière ...
    Merci -paradoxe - pour la douleur qui ont donné ces mots ...

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