Ève de Laudec


Un autre poème issu du recueil Des pas sur la terre     

Parce que le pas s’allègre
Au détour des mots lourds
Des mots glu des mots roc
Parce que l’âme glisse
Au cœur des sables blancs

J’ai suivi le sentier tortueux
Escarpé
Vers l’arrogance des dieux
J’ai foulé le maquis
Tendu de véronèse
J’ai écarté les bras   
Et accordé mes lèvres au ciel
Enamouré
Comme l’on baise les anges
            
J’aime cette lande rase
Où paissent les brebis
Et la mer tout en bas
Rassemble ses moutons à la côte
Éboulée

Ballade d’un ailleurs
Où fredonne paisible
Quelque blues céleste








Née à Paris en 1950, d’une famille d’écrivains et comédiens, Ève de Laudec écrit dès l’enfance. Vit 30 ans en Afrique. De retour en France se consacre à la poésie, à la nouvelle. Parolière. Lectures publiques. Échanges et croisements poétiques avec musiciens, peintres, photographes. Accueillie dans diverses revues, telles Le Capital des mots, Ce Qui Reste, Dossiers d’Aquitaine, Terres de Femmes (Anthologie Poétique), Souffles, FPM. Membre de la Société des poètes français, de l'Union des poètes, de la Société des gens de lettres et de la SACEM. Un site, « l’emplume et l’écrié » : http://evedelaudec.fr. Présente dans les n°s 6, 12 et  16 de Lichen.

2 commentaires:

  1. ...,beauté grave, lourde élévation, sonore, avant l'orage, ...
    J'en tremble un peu.

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  2. On est dans le paysage, on voit la mer en bas, nos pieds foulent le maquis sur tes pas, on sent presque le vent dans les cheveux..
    D'une grande beauté...Merci Eve!

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