Fabrice Farre


Poèmes de poche (1)


Pauvre

On me donne
le bonjour comme
le faste au cœur d'une solitude.
Riche demain, je séduirai
l'illustre absent. Ma maison
fermera ses yeux
pleine comme un caillou.


Vieillir

D'un pas vers l'autre, l'allure  a faibli.
De la fenêtre, la tour sur la colline
est passée de la pierre à l'ombre
puis s'est dissoute après l'habitude.


Trois

Le silence se sépare
de nos silhouettes hautes.
Il regrette sans fléchir
l'absence muette
l'allure trop humaine.








Fabrice Farre a récemment publié : La figure des choses (Henry), Le chasseur immobile (Le Citron Gare), Ligne (La Porte), N'ai-je (Encres vives), Loin le seuil (La Crypte, 2017) et Poupée russe (Encres Vives, 2017). Ses textes sont présents dans plus de cent revues, en France et à l'étranger. Son blog : « Poésie contemporaine... peut-être » (http://biendesmotsencore.blogspot.fr/). Présent dans le n° 4 de Lichen.

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