Frédéric Martin

Suite vénitienne (avec balcon)

I
La nuit agonise
Enfin
Trois femmes
Les briques un peu humides
Des pas
Au loin les mouettes reprennent le jour
L'odeur de la mer

II
Le vent porte les passagers
Des écarts insignifiants
Se fixent deux horizons
A l orient des palais
Sous le ciel
Le bleu des marbres
Restent les confins
Marcher vers les lisières
Là où nait la lumière
Partir à l'ouest
Plus tard
Quand viennent les tempêtes
Destinations incertaines,
Ailleurs,
Et l espoir des heures immobiles

III
Les montagnes
Aux rocs d'aciers
Ventrues comme des commères

Comètes,
L'Ouest attend,
Des pas de géants

La Terre tournera dix fois
Vagues grises
Et la mer bleue

Demain il faut achever les errances






Né en 1974, Frédéric Martin exerce un métier qu'il préfère taire mais où l'on passe la plupart du temps en vacances, paraît-il. Il a découvert l'écriture poétique un peu par hasard il y a 5 ans, et la pratique avec assiduité depuis un an. Il n'a publié qu'un poème à ce jour, dans la belle revue Noto. Par ailleurs, il est passionné de photographie (cf. www.fredmartinphoto.fr).

1 commentaire:

  1. Ou passer d'une errance à une autre encore.
    L'âme vagabonde et le rêve. J'adore.

    RépondreSupprimer