Gabriel Henry

Nasse

certains vont perdre souffle
sans avoir reconnu le piège
heureux soient-ils
pourtant
ils ont éclos dans les sirènes
ils bruissaient dans le courant rectiligne
depuis toujours
avalant son huile noire à pleine bouche
en pensant
c'est cela les fragments du ciel
toutes les lignes de fuite ont le même mantra
l'usine est un aimant
                 un soleil
                 une mère
et le feuillage de l'aube est persistant
sa mauvaise flamme bleue ne connaît pas d'angles morts
malheur à celui qu'un éclat de lueur insoumise a touché
avant de baigner dans la terre
il devra se débattre sans cesse
dans une chambre d'échos








Né en 1986, Gabriel Henry vit et travaille à Paris. Depuis 2011, il publie des textes dans des revues papier et digitales (N47, Scribulations, Nouveaux Délits, Comme en Poésie, Paysages Écrits, Libelle...), ainsi que sur des sites web littéraires (Nerval, Le Capital des Mots, Ce qui reste...). De ses poèmes, traduits en roumain par Marinela Lica-Masala, ont paru en 2015 dans la revue roumaine Poezia. Participant à des lectures publiques de poésie, il tient deux blogs-carnets d'écriture : www.lorageaupoing.blogspot.com et http://gabrielhenry-poesie.tumblr.com/.

4 commentaires:

  1. Toujours sans voix devant votre écriture. Mais c'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut etc...)
    On se laisse emporter et les mots font écho longtemps.

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  2. Quel beau bouquet. Je suis conquis.

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  3. On ne peut pas retenir prisonnière la poésie, nous voilà rassurés en lisant ce poème écrit en toute liberté.

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