Gabrielle Burel

La nouvelle

Assis en tailleur
Il patiente
Une bouteille devant lui

Au bout du ponton Belem
A-t-il dit
D’un ton de mystère

Assis en tailleur
Il jette un regard
Par-dessus son épaule

Il trompe son attente
En vérifiant la température
Du champagne
Regarde les verres de plastique
Attrapés à la hâte

Ballotté par le fleuve en éveil
Le débarcadère oscille
Au gré des pensées
Le ciel se couvre
Un grain se prépare
Aura-t-il le temps
De lui dire













Née à Morlaix en 1957, Gabrielle Burel vit actuellement à Nantes. Fascinée par la mer et les Monts d'Arrée, elle s’exprime au quotidien, de poèmes en nouvelles. Depuis 2013, elle publie dans diverses revues : Comme en poésie, La Cause Littéraire, An Amzer, Verso, CRV, Les Hésitations d'une Mouche, FPM, Cabaret, Ce qui reste, mgv2, Le Capital des mots, 17 secondes, Pot à mots, Lélixire, Libelle, Microbe, Les tas de motsSon blog : http://theblogofgab.blogspot.fr/

7 commentaires:

  1. Poème-récit de ceux que j'aime : narration intensifiée par le rythme, qui n'a rien à voir avec la prose verticalisée. Bravo Gabrielle ! Ah, ... et je voudrais bien qu'il ait le temps, oui !

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  2. ERIC CUISSARD1 mai 2017 à 09:48

    Le grain n'aura pas d'incidence: c'est un grain de beauté!

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  3. ... un grain d'éternité. C'est beau ! Merci.

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  4. Le temps d'un grain, c'est tout ce qui vient après : la fleur, le fruit. Bel accéléré;

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  5. jean-Pierre Bars2 mai 2017 à 22:48

    merci à vous aussi, l'attente souvent suffit pour maintenir l'intensité de la présence....
    Jean-Pierre Bars

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  6. ... ce soir je sens mieux le lent flottement...

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