Hoda Hili


Nasses (suite)

XXVII.                                                                                             
Ce n’est pas le ciel
Ce n’est pas la mer
Ce n’est pas la caresse du monde

L’instant s’ignore dans une parfaite éternité.

XXVIII.                                                                                            
Ennui : Volonté
Sans monde

XXIX.
Quand la totalité du temps se livre dans un vespéral ennui
Je la brise en mille débris pour l’épandre entre les étoiles
Je m’épanche auprès de ces nimbes d’astres, ces toiles sans auteurs  
Et j’en oublie le temps et l’ennui

XXX.
L’ennui le plus affligeant :
Ici la polis, nulle part la justice.






Hoda Hili est philosophe de formation. L'indicible tu par le concept, porté par l'autre langue qu'est la poésie, comme dit Yves Bonnefoy, est son medium de prédilection. De Rodenbach à Vence est son premier recueil poétique publié (Éditions de l’Eau douce, septembre 2016). Présente dans les n°s  4, 6, 7, 8, 10, 11, 12 et 14 de Lichen.

2 commentaires:

  1. Chaque phrase (comme celle sur l'instant, qui me fait particulièrement penser), une clef à essayer aux portes. Riche trousseau au fil des nasses !

    RépondreSupprimer
  2. Le panier percé de la proairésis... (sic)

    RépondreSupprimer