Isabelle Bidet

Pause

Je suis une âme lente
âme sensible à la migration des étoiles,
au sourd déclin des planètes
à la contribution du vent au foisonnement des grains de sable
aux exils des pierres…
Plus accordée aux rythmes des chênes qu’à celui des ondes
Je plonge en moi – monde de silence
M’orienter à la source du temps

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L’ultime refrain
c’est le tournoiement effréné
et rien ne permet d’enfreindre le rythme
patience ou force, dynamisme
s’arc-bouter sur l’ellipse de la terre


Végétal

De mousse et d’ors purs,
troubles sont les scintillements infinis de l’air sur les branches chuchotées par le vent,
à l’infini déployés,
cristallisés et réinventés
comme on reprend sans cesse
un refrain que l’on aime,
palimpseste amoureux.
Le chemin, comme l’eau sous les ponts
qui s’offre à nos regards avides,
est toujours premier,
quand on y aurait passé mille fois
— venir y respirer la lumière.






Maman de deux enfants, Isabelle Bidet vit à la campagne, au bord de la mer, où elle enseigne le français et le latin, après des études de lettres et un master consacré aux poètes Maurice Carême et Marie Noël. Présente dans le n° 13 de Lichen.

3 commentaires:

  1. J'aime retrouver votre "lenteur" pensive en phase avec l'être-là de vous-même et des choses.

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  2. ... comme j'entends ce que vous dites ...

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  3. voilà au détours d'un lichen, un très bel échos à ...
    Non, mes pensés sont l'écho de vos poèmes.

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