Jean-Pierre Bars


Au bord de l'océan

L'heure semble tardive
la lumière encore
dessine de ses mains
la forme de ton corps
Et le frémissement
de l'instant qui s'attarde
sur ta peau de lueur
ne dit rien de plus
que la mer et le sable

°

Soif infinie de la terre
quand l'eau pénètre la matière
ruissellement du tendre été
couché sur la dune odorante
de ta poitrine caressée

°

Le vent remonte sur ton dos
d'or et de grès
saisit tes épaules et mord
Ta nuque offerte à son baiser

°

Houle du rêve
comme un feu
traversant l'estuaire luisant
de notre peau ouverte à l'océan.







Né en 1958, Jean-Pierre Bars  enseigne près de Lausanne. Il vit la poésie comme une activité intime et salutaire, comme saison, comme question, comme dialogue, comme expression de la part secrète, autre et transparente, de son ancrage dans la vie terrestre. Excepté un poème dans la revue papier Lélixire n.7, ses poèmes ne sont publiés que dans des revues en ligne : Landes [Neiges], Paysages écrits, TemporelTerre à cielLes trompettes marines et Recours au Poème. Présent dans les n°s 4, 5, 14 et 15 de Lichen.

5 commentaires:

  1. Corps féminin et eau d'océan mêlés ne faisant qu'un, beau poème sur la fécondité.

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  2. Beau mouvement de mer, de vent et de mains, sensualité de l'eau à fleur de poésie. J'aime ce mouvement, merci pour cette tendresse sauvage.

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    1. Jean Pierre Bars12 août 2017 à 21:33

      merci de vos paroles bienveillantes

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  3. Une écriture intimiste, quelque part entre le corps et l'illumination de ses paysages ; mais aussi celui du bord de mer, que j'affectionne tant et d'où résonne, du plus brut de moi, les ressacs de la cadence absolue.
    Voilà ce qui en moi remonte, en vous lisant.

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    1. Jean Pierre Bars12 août 2017 à 21:37

      Cher Jiani
      Merci pour ce beau retour de lecture. Vous avez saisi je crois un aspect essentiel de ce qui me pousse à écrire. L'océan aussi me hante, c'est une passion lointaine et pas autant réelle que pour vous. L'Atlantique me remplit de nostalgie.
      Jean-Pierre

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