L’Atelier du don de mots



Les textes obtenus avec les mots donnés

Ce mois-ci, quatre lichénien(ne)s m'ont rejoint pour participer à l'exercice, malgré les aléas de la rentrée... Qu'ils en soient chaleureusement remerciés !
Rappel : pour participer à l'Atelier, il suffit de le signaler par mail à la rédaction de Lichen, qui vous fera parvenir, vers le 15 de chaque mois, la liste des mots reçus en don depuis la cueillette précédente. Les contributions éventuelles doivent nous parvenir avant le 25. Merci ! (G. de P.)


Guenièvre et Arthur
Dans le galetas du désir, nulle subreptice carabistouille, ni la pluie des filières et destins, aucune échauffourée calamiteuse, 
ni de minutieux épluche-patate, patates eux-mêmes, rien ni personne ne viendrait leur ratiboiser les aponévroses, sans parler des inlandsis encalminés à leur ficanasser le dicotylédon don daine.
Ils y allaient de leur ritournelle au nougat, au sirop de boldo, s’amarinant l’un l’autre le sterno-cléido-mastoïdien non moins que tout le reste, zinzinulant, jappant, tout quadrillés de leurs caresses...
Se câliner leur warrantait des modifications en étoile.
Amour et mimétisme, ils s’appelaient « Mon beau Ferry, Ma Frangipane, Ô mon chou, mon Schooner », quoi d’autre encore...
Elle yodla soudain ce vers :
« Viens,  plonge  Excalibur dans sa stèle vivante ! »
 (Mais lui de klaxonner, anticipant l’extase :
« Guenièvre, les 39, je crois que nous y sommes !!! »)

Le Chœur : « Ô Guillemet, c’était, c’était le Don de Mots
       Qu’Arthur chantait, chantait par noble Paranthez... »
(Clément G. Second)

°

San Antonio : Vive la marine !
Après une calamiteuse échauffourée à propos de nougats et de frangipanes warrantés à des fins mercantiles par un habitué des carabistouilles, je retrouvais l'étoile montante des compétitions de shooner contre ferry avec un épluche-patate planté dans le sterno-cléido-mastoïdien. C'était pas Excalibur, l'engin, mais pour ratiboiser l'artère occipitale, ça peut faire !
Une pouffiasse prétendument infirmière, avec des gestes minutieux, cherchait à retirer l'engin.
— "Je déconseille", lui dis-je, " mais si vous y tenez faut pas fricanasser, un mouvement subreptice et hop !"
Ah ! ce concert ! Japper, yodler, zinzinuler, klaxonner : tous les degrés de la ritournelle. On aurait dit du Pierre Henry !
Une giclée de sirop de grenadine bardé d'un galetas d'aponévrose encarlata la paire de dycotilédons de l'apprentie soignante, filière champs de bataille.
Cette modification provoqua chez moi un violent désir.
Le gars s'encalminait gentiment dans un sommeil trompeur. "Il a besoin de caresses, faut le câliner un peu, ça va passer", que je dis. "Sinon il va amariner chez saint Pierre, que voulez-vous c'est le destin."
Une pluie rageuse dégringola soudain sur la scène. Quelques soubresauts agitèrent la victime. "Une petite boldo lui ferait peut-être du bien", je dis encore. Mais la fille, mimétisme sans doute ou allergie à la boldo, ramenait la mer et les petits poissons sur le gars qui ne tarderait pas à se transformer en inlandsis. À tous les coups des fans lui érigeront une stèle à l'endroit où il avait été pris pour une patate !
"Bon, Béru, Pinuche, quadrillez-moi la scène que le légiste s'y retrouve !"
(Éric Cuissard)

°

Minutieux ménage au galetas

La pluie, et toi qui n’a jamais su me dire
Si le boldo était un dicotylédon
J’erre dehors, lasse de câliner Excalibur
Repue de frangipane, de nougat et de sirop

Si le boldo était un dicotylédon
Tu repartirais comme une ritournelle
Repue de frangipane, de nougat et de sirop
Je regarderais les échauffourées du ciel,

Tu repartirais comme une ritournelle
Avec l’épluche-patate et tes carabistouilles
Je regarderais les échauffourées du ciel,
Car la mer est trop grande pour être quadrillée

Avec l’épluche-patate et tes carabistouilles
Ton riquiqui désir disparu en ferry ?
Car la mer est trop grande pour être quadrillée
Calamiteux destin qu’il faut ratiboiser

Ton riquiqui désir disparu en ferry ?
Longtemps zinzinuler, klaxonner, espérer
Calamiteux destin qu’il faut ratiboiser
Sans tes caresses, nos belles étoiles encalminées

Longtemps zinzinuler, klaxonner, espérer
Tendre mon sterno-cléido-mastoïdien
Sans tes caresses, nos belles étoiles encalminées
La pluie, et toi qui n’a jamais su me dire…
(Gaëlle Moneuze)

°

Naufrage
Sur son galetas, au pied de l’inlandsis, il souffre. L’aponévrose du muscle sterno-cleïdo-mastoïdien est calamiteux. C’est sûr ! Il est ratiboisé !
Il aurait dû prendre le ferry plutôt qu’un schooner, écouter sa bonne étoile ; plutôt, qu’après l’échauffourée, warranter, avec des carabistouilles qui plus est, son destin contre … quoi au juste ?
La ritournelle de la mésange qui zinzinule, le minutieux tempo de la pluie qui yodle, la subreptice caresse du drap qui le couvre, et cette stèle qui semble japper
Tout klaxonne dans sa tête. Son désir va vers des souvenirs : le sirop de boldo, un épluche-patate câlinant des dicotylédons, de la frangipane, du nougat, et même la modification de la filière pêche!
Il se croyait amariné, mais avait-il trop ficanassé ?
Tel l’épée de Damoclès, Excalibur quadrille son passé, encalminant par mimétisme ses tentatives de fuite.
(Anaïk Simon)

°

Les Chevaliers de l'aponévrose
Or donc, le ferry ayant klaxonné, Hard-Dur, le Roi des épluche-patateyodla une bonne ritournelle pour câliner les nougats de ses chevaliers amarinés (et nonobstant calamiteux) qui buvaient du sirop de boldo sur le schooner, en se faisant encalminer le sterno-cléido-mastoïdien par les étoiles du désir, tandis qu'Excalibur jappait, ficanassant à tout va avec la frangipane minutieuse du destin qui zinzinulait des carabistouilles pour ratiboiser l'échauffourée menaçante, entre un dicotylédon subreptice quadrillant l'inlandsis sous les caresses de la pluie et un galetas à filière qui essayait de warranter une stèle au mimétisme sans modification depuis les temps les plus reculés.
(Guillemet de Päranthez)


7 commentaires:

  1. vous en avez trop pris du sirop de boldo tous !

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    1. Vrai, ça ! Moi, ça me carabistouille l'épluche-patate tout ce sirop !
      Bravooo à tous ! C'est tordant ! :D

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  2. Très drôle, San Antonio vive la marine! Merci :)

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    1. Jolie votre composition. Je mets: Câliner excalibur dans mon petit calepin recensant les expressions érotiques. Il y a deux rubriques: Les créatives comme la votre et les readymade comme: Tendre la perche. Les deux étant d'abord récréatives.
      (Finalement, je ne sais pas si c'est vous, vous?)

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    2. Mais Excalibur est mon chien ... :)

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  3. Régal de tout, et admiratif, en plus. je suis incapable d'en faire autant.

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    1. Je pense moi, qu'une chronique des grandes hontes, avec exploitation des mots-donnés serait du meilleur effet! Essayez Joëlle, vous pouvez le faire!

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