L'Atelier du don de mots


Les textes obtenus avec les mots donnés

Ce mois-ci, sept lichénien(ne)s m'ont rejoint pour participer à l'exercice... Qu'ils en soient chaleureusement remerciés ! (G. de P.) J'avais malencontreusement laissé de côté la contribution de Maïk, qui avait pourtant fait l'effort d'utiliser l'intégralité des mots reçus. Honte à moi ! Pardon, pardon ! Voici donc ce texte en "une" de l'Atelier :

Vacances au zoo
Le brame d’un wapiti et celui du zébu, le ki-wit du kiwi et le son du xylophone activé par la marche du doryphore et celle du bousier submergent le gougnafier en visite. Le mouvement soudain d’un poisson, les éclaboussures qu’il provoque, créent un éclair. Les yeux du visiteur s’emplissent de gratitude : il est à présent pris d’une hâte ambivalente : sous les clameurs, il se voit des-espoir(s) miraculeux d’acquérir la grâce de rencontrer l’âme sœur ; mais l’écho le taraude pour un saut du vide qui le rendrait invisible sans pour autant guérir son aphasie. Sur-vivre ? Tout simplement dépoussiérer l’impuissant, l’inaltérable, le rédhibitoire quotidien ancré dans une identité d’où émerge la faim. Demain, se la couler douce ? Peut-être, si ? Non !
Quand ça déménage, passer à autre chose que biceps, incendies et lance à eau, fourchette et escalier. Préférer tout simplement la demi-lune de la marelle, filer sur un fil de pléthoriques étoiles et un spécimen de planète, lisser plein d’ardents désirs, avant de lâcher prise.
Ciao ! Il part vers d’autres possibles

(Maïk)


(sans titre)
Saut du vide ! Âmes sœurs dont je sais la patience
Que vos éclairs en demi-lune vos clameurs
Me taraudent soudain spécimen pléthorique
De faims et mouvements durs à dépoussiérer !

Miraculeux écho d’intérieurs incendies
(Vacances ! Aïe aïe aïe !  Ciao l’identité !)
Je vis tout simplement un possible bestiaire
Wapitis à biceps poissons et doryphores
Zébus ambivalents sous leurs lances à eau
Bousiers se la coulant près des marelles douce

Du reste je ne sais que des yeux submergés
Sur-vivre aux des-espoirs en hâte inaltérable
Et que ça déménage aux lisses escaliers !
Aujourd’hui tout cela et demain autre chose
Éclaboussures ! Ô xylophones des ardents !

« Mais, vrai,  j’ai trop » rêvé ! Les zoos « sont navrants. »
— Arthur te souviens-tu ? — et pardon Guillemet
Gougnafier que je suis d’avoir laissé en route
Des mots sans aphasie pour æncrer d’autres bêtes
Même si cet oubli n’est pas rédhibitoire...
 (Clément G.S.)


Ça déménage !
Il n’y avait pas d’incendies,  pourtant sous les clameurs ambivalentes,  on lissait  les  biceps, on dépoussiérait les lances à eau miraculeuses. Sans doute on se la coulait douce avant qu’un zébu soudain taraudé par son amour pour un bousier — ce dernier étant pacsé avec un doryphore gougnafier — soutenu par un poisson à l’identité discutable, n’envisage le saut du vide, filant sur un fil invisible, en désespoir, tout simplement.
C’était un soir de demi-lune, on entendait le xylophone pléthorique de Wapiti accompagné en écho par Kiwi à la fourchette d’escalier. Quand soudain un éclair ardent, brûlant les yeux, submergea la scène. Impuissants, les smicards en vacances ne pensaient qu’à survivre, pleins de gratitude lorsqu’un mouvement les rapprochait de l’âme-sœur sans éclaboussures, mais en prise à un spécimen d’aphasie rédhibitoire.
Demain ce serait autre chose, on jouerait à la marelle avec grâce si possible, sans hâte. Une faim de vivre inaltérable ancrée au ventre. Ciao !
(Éric Cuissard)


(sans titre)
On  déménage ! tout simplement, comme à chaque fois, en fin de vacances. Ciao les lances à eau !! Fini les éclaboussures !! Avant, c'était autre chose pour les incendies et quand bien même en filant sur le fil, se la couler douce  demain, le temps des biceps, sans passer par la case marelle, se laisser submerger par des éclairs de gratitude, en rangeant les fourchettes de camping il faudra bien sur-vivre sous les clameurs en demi-lune d'un gougnafier inaltérable à la grâce d'un bousier, au mouvement de poisson pour éviter l'aphasie rédhibitoire.  Soudain, ce grenier  plein, ardent, aux odeurs de vieux kiwis oubliés, tente de lisser l'effort dans l'escalier avec sa faim de des-espoirs ambivalents et sa hâte du saut du vide. Dépoussiérer le vieux wapiti en peluche aux yeux de doryphore, sans parler du zébu de grand père, spécimen rare, jouant du xylophone pléthorique impuissant à faire vibrer l'écho de son âme sœur, me taraude dans un possible miraculeux. J'en perds mon identité, ancrée sous l'invisible prise de conscience du chemin encore à parcourir dans les adieux de vacances !
(Sophie Marie Van der Pas)


(sans titre)
Porter demain
Sans montrer
Ses biceps
                    Faim pléthorique
                    De patience
Chercher
L’écho miraculeux
                                  Dans les éclaboussures
Fabriquer une machine
À tarauder
L’invisible
Dépoussiérer la table
Du possible
                      Debout
                      Face aux clameurs absentes
Submerger
La face des-espoirs
                                   Que fait la mer
                                   Au poisson
Émerger
Du quotidien-gougnafier
Sur-vivre
Sur-saut du vide
Éclair brisant
La loghorée vaine
                                Aphasie
                                Grâce du ciel
Rêver le Doryphore
Lance à la main
Lance à eau
Pour incendies

Prends des vacances
                                      Ça déménage
Tu rencontreras
Peut être
L’âme sœur
Un soir
De demi-lune

Ciao !
(Damien Paisant)


Ciao la marelle !
Filer sur un fil pléthorique
Filer sur un fil impuissant
Invisible le fil à filer
Quand l'âme sœur taraudée
Prise de des-espoir
Dans le sur-vivre
De l'identité ambivalente
Va et vient
Inaltérable et ardente
Ancrée au possible
D'autre chose

En demi-lune
Les yeux éclairs
Aux éclaboussures rédhibitoires
Submergent la grâce et le mouvement
C'est une aphasie
Quand ça déménage
Une manière de gougnafier
Incapable de se la couler douce

Avant les vacances
Se comptaient en demain soudain
Ciao la marelle !
Les biceps sont des incendies
Pour couvrir d'oubli
Les clameurs enfouies

Petit garçon
Je rêvais kiwi, wapiti et zébu
Je rêvais doryphore et bousier
Aiguisant mon xylophone
Par dégoût des poissons
La hâte forgeait mes gratitudes
J'étais un spécimen lissé
Sur l'escalier à monter
Une fourchette entre les dents
Tout simplement

Est-il miraculeux de grandir
Pour devenir la projection de nos échos
Comme une lance à eau pleine
Dépoussière sa faim
Au saut du vide ?
(Marjorie Tixier)


Vacances
Demain vacances ! Tu veux te la couler douce, ça se voit à tes yeux de zébu. Gonfle les biceps et jette ta faim sur la marelle, lance toi à l’eau, cherche l’éclaboussure et dans la clameur rejoins la demi-lune. Viens, la demi-lune ça suffit pas, faut que ça déménage, faut du miraculeux, du plein, de l’ardent, des incendies qui dépoussièrent l’année de gougnafier que tu viens de passer. Fais le grand saut du vide, balance tout, l’identité, les escaliers, le xylophone, la bouse, va vers la grâce tout simplement, l’âme sœur t’attend, tu vas pouvoir manger des tonnes de kiwis à la fourchette. 
(Florentine Rey)


Ça déménage ! (chanson)
Quand un xylophone impuissant
file sur un fil ambivalent
c'est qu'il sur-vit à ses aphasies
en provoquant des incendies 
dans de grandes clameurs
chez toutes ses âmes sœurs
prêt à lisser le possible
des autres choses invisibles.

Refrain : "Ciao ! Ciao !" répond l'écho...

Mais un zébu et un wapiti 
de des-espoir pleins,
avalent un poisson et un kiwi 
et, ayant enfin calmé leur faim,
dans un grand mouvement
de gratitude soudain
taraudent un éclair ardent 
tout simplement.

Refrain : "Ciao ! Ciao !" répond l'écho...

Si un spécimen de gougnafier 
aux gros biceps miraculeux
veut dépoussiérer les yeux 
d'une marelle et d'un bousier,
il fait le grand saut
du vide avec sa  lance à eau
puis, sans perdre patience,
part aussitôt en vacances.

Refrain : "Ciao ! Ciao !" répond l'écho...

Et demain, dans l'escalier,
grâce à sa hâte ancrée,
une fourchette en demi-lune
submergera d'éclaboussures rédhibitoires
son pléthorique auditoire,
tandis qu'un doryphore inaltérable,
sans prise et sans identité,
se la coulera douce sur le sable.

Refrain : "Ciao ! Ciao !" répond l'écho...
(Guillemet de Päranthez)



2 commentaires:

  1. Bravo à tous pour le malaxage des mots imposés qui oulipotent! Comment fait-on pour participer? ;)

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    1. Vous devez en principe recevoir la liste des mots proposés autour du 15 du mois et retourner votre création avant le 20. Peut-être que Guillemet n'a pas mis son listing à jour, auquel cas ça mérite la fessée. Un petit mot par maïl à Elisée devrait régler celà.

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