Michel Diaz

Un poème sans titre
extrait de la suite Dans l'inaccessible présence

Comment dire
usant de quel mots
à ceux qui viennent
ces millions d'êtres à venir

pour leur dire
qu'ils sont les maillons
de ce qui nous retient
dans la chaîne des jours rugueux
et dans les ruines
peu à peu

Ce qui aussi
inscrivant ces repères
les retenant

ce qui
sans eux
mourant   s'effacerait ?













Michel Diaz a publié plus d’une vingtaine d’ouvrages (textes dramatiques, poétiques, nouvelles) chez différents éditeurs (P.-J. Oswald, J.-M. Place, Jacques Hesse, L’Amourier, L’Harmattan, Christian Pirot, N & B, L’Ours blanc, Cénomane, Musimot…). Outre des livres d’art en compagnonnage avec des artistes, peintres ou photographes, il a travaillé également sur de nombreux livres d’artistes à tirage limité. Collaborant à des revues (Chemins de traverse, L’Iresuthe, CRV, Poésie/Première, Écrit(s) du Nord, La Voix du basilic, Encres vives…), il est directeur de la collection « Nouvelles » pour les éditions de L’Ours blanc. La suite Dans l'inaccessible présence (dont est tiré ce poème) est à paraître au cours du dernier trimestre 2017.

5 commentaires:

  1. Pour moi exemplaire, je lis de tous mes yeux.

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  2. L'avenir participe du miracle. Mais là c'est plus vrai plus fort que l'espoir.
    Beau texte avec un réel plaisir de lecture.

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  3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  4. On devrait tous avoir quelque chose à dire
    À ces millions d’êtres à venir
    Pardon, merci, faites mieux que moi
    Faites que « vive la vie ! » soit la voix
    D’une espèce humaine en joie
    Perpétuelle et qu’une bonne fois
    Pour toutes l’aliénation quelle qu’elle soit
    Soit bannie des quatre endroits

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