Robert Latxague



Sous le pavé, la rage...

Appâté (ou tout comme)
À part
Laissé pour solde de tout compte
Une fois dévidées les bobines de l’existence
Son ou lumière
Pas vraiment le choix, non ?
Pas tout à la fois bonhomme
On ne bouge plus, OK...
Arrêt sur l’image !
Un peu floue peut être, et après ? T’occupes
Qui sait la vie cadrer désormais ?
Elle t’attends pas, elle passe j’te dis
Elle s’en fout du béton incontrôlé
De ses arêtes effilées
Elle n’en a cure de la chlorophylle
Du cri de gueules grandes ouvertes des paumés de banlieues éviscérées
Ignore même la garce ! la  rengaine
De mise en bière des reclus de village
À l’autre bout de la chaîne mis au vert
Elle ne pense qu’à ça !
Enclenchée
Elle avance la belle dame
Talon rehaussé jupe fendue sur cuisse altière bronzée
Trois mille six cent secondes à peine
« A voté ! »
... J’ai pas choisi tu disais ?
Trop tard, joué d’avance
Enclenchée
Juste la rage de découvrir
Comme c’était goupillé
Faut juste savoir
Qu’il n’y a maintenant que des matchs
Aller.






Né à Bayonne une année olympique, Robert Latxague est gascon et journaliste ; ses passions : jazz, rugby, aficion, océan, vins, tours du monde, écritures ; deux ouvrages parus : Le jazz et la photographie (éditions Comp’Act, 1995) et Le Meccano des lettres pas mécaniques (éditions Thélés, 2014). Présent dans les n°s  2, 5, 10, 13 et 14 de Lichen.

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