Valère Kaletka

Derrière la porte

Derrière la porte un
Pouls lumière biaise
Vent souffle sans élan
Voiles chlorophylliennes
L’ombre d’une Pholcus strie
Le trait de lumière qui brûle
Au pas des dieux

Bouquet

Jour de Marché

Nous émeut l’immobile
éclatement d’un bouquet
orangé de
grondins
sur l’étal


L’altière

Altière ego

Voilà qui sied
À sa grâce
Incandescente

L’altière se mérite

Je manque d’épaules
Je manque de bras
Je manque de voix

Haltère écho






Né en 1968, Valère Kaletka vit à Strasbourg. Parolier, compositeur, interprète et instrumentiste, il a été publié dans les revues Décharge, Poésie Première, Comme en poésie, Florilège et Catarrhe. En 2017 sont annoncées ses contributions aux revues Les Hommes Sans Epaules, Diérèse, Traversées, Nouveaux Délits et Catarrhe.

4 commentaires:

  1. L'altière ne désaltère que l’athlète aux abdos?

    RépondreSupprimer
  2. Ces "prises" du réel avec une sûreté de traits et les justes pincées de sel pour les yeux me plaisent, oui !

    RépondreSupprimer